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Vie privée

Redonner à l'utilisateur le pouvoir sur ses données

Vie privée
LE CONTEXTE

L’exploitation des données personnelles aussi vieille que l’Internet

Le web est nativement une organisation décentralisée : majoritairement produit par la multitude, les contenus sont accessibles à tous par défaut. Pourtant, la volonté de “re-centraliser” l’accès aux contenus est presque aussi vieille que le web lui-même. Compuserve, puis AOL, ou MSN ont été les précurseurs de cette approche, avant que Facebook, Apple ou Google ne proposent de nouveaux modèles appelant toujours le pilotage centralisé (ou propriétaire) de l’accès aux données, aux utilisateurs, aux contenus, aux services.

Alors que es acteurs centraux captent la majorité de la valeur économique contre l’usage de services innovants devenus (presque) indispensables, de plus en plus d’organisations ou de citoyens s’interrogent sur l’acceptabilité de modèle service (gratuit) contre données personnelles et s’inquiètent de l’exploitation parfois opaque qui y est associée (selon la dernière étude PewInternet, 90% des internautes américains considèrent comme important de contrôler leurs informations personnelles).

L’ENJEU

Le mécontentement des utilisateurs en passe de changer la donne

Google, Facebook, Twitter, … le modèle est simple !
Accès à un service innovant et vite indispensable contre cession de la propriété de ses données. Une fois les conditions générales d’utilisation (CGU) signées, la plateforme est alors libre de commercialiser les données personnelles de l’utilisateur comme bon  lui semble et à qui elle le souhaite. En associant, en général, cette commercialisation à un certain anonymat : ce sont des profils qui sont proposés aux annonceurs, et non une identité.
Mais plus le temps passe et moins l’utilisateur perçoit cet anonymat supposé. Il laisse la place au sentiment d’être traqué dans ses activités les plus intimes, activités qu’on lui rappelle au gré de sa navigation. Sans qu’il ne se sente capable de maitriser ce partage de données, ou d’en tirer lui-même profit. Les récentes plaintes répétées d’internautes désespérés de voir leurs projets secrets de cadeaux de Noël soudain partagés avec tous les membres de la famille grâce à la “magie” du “retargetting” en sont un exemple concret.
Le vol massif de données personnelles d’utilisateurs de services majeurs du web (Ashley Madison, Sony, …) vient de plus renforcer l’inquiétude de voir sa vie (très) privée vendue malgré soi au plus offrant.